top of page

Articles

A la rencontre de Clément Jeannot, directeur éditorial Axa Climate School

Nous nous sommes entretenus avec Clément Jeannot, directeur éditorial Axa Climate School, qui nous a partagé sa vision de la formation comme levier de transformation.

 

En préambule, pourrais-tu nous dire quelques mots sur ton engagement personnel dans la transition écologique ?


Depuis 2019, je suis l’auteur d’une newsletter consacrée aux enjeux de la transition écologique, qui s’appelle Nourritures terrestres (https://www.nourrituresterrestres.fr) et qui compte 4 000 abonnés actuellement. J’y publie des articles sur ces sujets en m’efforçant d’avoir une approche interdisciplinaire (politique, philosophique, économique, technologique, scientifique, etc.).


Depuis quand AXA Climate School existe-t-elle ? Quelle est sa raison-d’être ?


L’objectif d’Axa Climate School, que j’ai rejoint en septembre dernier, est de construire la 1ère formation en ligne dans le monde dédiée aux enjeux environnementaux et à la transformation durable dans les entreprises. 2 millions de personnes y ont déjà accès et elle est disponible dans 10 langues. Nous souhaitons que cette formation soit la plus qualitative possible, avec des mises à jour en continu. Notre équipe est passée de 4 à 15 personnes en un an, ce qui a été rendu possible grâce aux moyens mis à disposition par le groupe Axa.


Axa Climate School fait partie intégrante d’Axa Climate, elle-même faisant partie du groupe Axa, dont une des vocations est d’apporter des conseils en adaptation aux entreprises. Il s’agit de les aider à mieux identifier leurs risques et leurs vulnérabilités au regard du péril climatique. Axa Climate s’appuie sur une équipe de scientifiques constituée notamment de climatologues, d’hydrologues et de sismologues. A titre personnel, j’ai été très séduit par l’ADN scientifique d’Axa Climate.


Selon toi, comment les entreprises accueillent les discours sur l’urgence climatique ?


Je dirais que les entreprises peuvent être classées en deux catégories : d’une part, celles qui ont compris peu ou prou l’intérêt d’agir contre le réchauffement climatique et d’autre part, les entreprises plus réfractaires. Le système économique dans lequel nous évoluons fait qu’un cadre règlementaire est nécessaire : il est logique que tous les acteurs jouent sur le même terrain et que les règles soient identiques pour tous.


Par exemple, le packaging devient relativement inutile dans l’industrie des jeux vidéo. Dans certains cas, les packagings sont si sophistiqués qu’ils contiennent du métal, ce qui est une aberration sur le plan écologique. Une entreprise pourrait difficilement décider seule de supprimer tout le packaging : elle prendrait le risque de perdre des parts de marché… Non, il faut que toute la filière se fixe des règles. Et c’est d’ailleurs le cas puisqu’une alliance mondiale s’est formée dans l’univers des jeux vidéo : il s’agit de l’alliance Playing for the Planet (https://playing4theplanet.org/), qui touche 1 milliard de joueurs et a pris une série d’initiatives pour la préservation de l’environnement.


Dans les entreprises, la prise de conscience est progressive, mais chaque pas réalisé amène à un stade plus radical que le précédent et ce processus est irrémédiable. En quelque sorte, nous avançons par effet de cliquet. Des choses qui paraissent impensables aujourd’hui ne le seront plus dans cinq ou dix sans, selon les zones géographiques. L’Europe est en avance par rapport au reste du monde sur ces questions, et particulièrement la France. C’est le cas par exemple de la sobriété numérique, sujet sur lequel nous sommes en pointe.


Quels sont les services proposés par Axa Climate School ?


Nous proposons des contenus de formation et une plateforme dédiée. Il est important de préciser que nous n’accompagnons pas les entreprises. L’accompagnement n’est pas notre cœur de métier, c’est pourquoi nous leur recommandons souvent de recourir à des consultants externes. Notre valeur ajoutée réside dans l’offre de contenus de formation de qualité, pour aider les salariés à monter en compétences et à réussir la transition vers un modèle plus soutenable.


Les modules de formation sont conçus par l’équipe Contenus, qui compte deux personnes à temps plein et s’appuie sur les compétences externes de journalistes, d’ingénieurs pédagogiques, de traducteurs et de spécialistes de la production.


Nos principaux acheteurs sont les DRH et les Directions RSE. Parmi les modules consacrés aux moyens d’action, les e-learners peuvent trouver un module spécifique à leur filière métier (RH, Marketing, Achats, IT, etc.).


Quelles sont vos priorités pour demain ?


Notre formation est arrivée à un stade de développement avancé et elle continue de s’enrichir. Nous souhaitons aujourd’hui la déployer massivement et à l’international, notamment en Allemagne, au Royaume-Uni, en Inde, en Chine et bientôt aux Etats-Unis. L’urgence écologique impose de former de très nombreuses personnes. La formation d’Axa Climate School est de ce point de vue complémentaire à la fresque du climat, qui est davantage assimilable à du team building dans sa forme. Si on veut former plusieurs millions de personnes en deux ans, seul le Digital permettra de le faire. Ainsi, plusieurs dizaines de milliers de salariés de Saint-Gobain, Ubisoft, Accor et Schneider sont ou ont d’ores et déjà été formés.

 

Pour aller plus loin :


Découvrez les formations proposées par Axa Climate School sur le site d'Axa Climate

7 vues0 commentaire

A l'heure de la transition écologique, sur quels leviers s'appuie la fonction RH pour garantir que les organisations  disposeront des compétences et des talents de demain ?

Master 2 Executive Gestion des Ressources Humaines et
Relations de travail -
CIFFOP - Promotion 2021/2022
 

bottom of page